Découverte du Lac Inlé à Nyaungshwe et photos de pêcheurs

Découverte du Lac Inlé à Nyaungshwe et photos de pêcheurs

Le Lac INLE

Samedi 09 novembre 2002

Nous sommes arrivés à Nyaungshwe vers 9 heures 30 du matin, après 20 heures 30 de voyage éprouvant. Le Little Inn étant complet jusqu’au lendemain, son patron nous a installe provisoirement au PY II. Depuis la veille, je ne me sens pas bien: j’ai des nausées, des diarrhées et n’ai plus d’appétit.
On décide donc de passer la journée à flâner en ville et à se reposer.

     

Vers midi, nous prenons un snack au Pancake Kingdom: mon premier repas depuis la veille au matin: un milk-shake à la banane. Je passe l’après-midi au lit en espérant me remettre mais le soir, je vomis de nouveau mon repas. Il faut avouer qu’au Shwedagon, deux jours plus tôt, j’ai commis l’imprudence de boire, dans une échoppe de rue, un sirop de fruit allongé d’eau « douteuse ». Aux grands maux, les grands moyens: Primpérant, pour les nausée et Cyproxine, un antibiotique gastrique et intestinal.

Dimanche 10 novembre 2002

De nouveau, je vomis mon petit déjeuner mais j’arrive à garder mon antibiotique et une banane.

Aujourd’hui, nous avions prévu d’effectuer un trek de 12 kilomètres dans les montages et villages des alentours du lac. Le guide étant déjà réservé, ils nous était difficile de modifier nos plans et, donc, nous sommes partis vers 7h30 pour une longue marche forcée.

                     

Notre promenade nous fait croiser un moine ermite vivant dans une grotte (un des rares moines que nous ayons vu méditer) et des paysans Shan.

                        Les paysages et vues sur le lac ne sont pas exceptionnels car brumeux ou cachés par de hautes herbes ou la forêt.                            Vers 11 heures, nous nous sommes arrêtés dans un petit village perdu dans la montagne.
     

Une dame nous a accueilli chez elle et nous a offert le thé, des biscuits et des bananes. Elle exerçait de multiples fonctions dans le village: elle séchait des feuilles pour la fabrications de Cheroots (cigares birmans), elle tenait l’unique Bar, Tabac, Epicerie de la région et était l’institutrice du village.
En remerciement de son accueil, nous lui avons laissé quelques cahiers, bics, crayons et feutres que nous avions emmenés à cet effet.

                     
Intérieur d’une maison  
Séchage des feuilles      
Récolte des feuilles

Vers midi et après une heure d’ascension difficile, nous nous sommes arrivés, à bout de force, à un petit monastère sans grand intérêt.

 

Notre guide voulait poursuivre encore une heure vers un dernier village avant de redescendre vers le lac mais nous avons préféré rentrer directement. La descente nous a encore pris 3 heures et sommes rentrés à l’hôtel vers 15h30.
Ce trek est surtout intéressant par les gens qu’il permet de rencontrer.

Lundi 11 novembre 2002
PINDAYA et TAUNGYI

Mardi 12 novembre 2002

Le Lac Inlé ….. Donner une impression du lac Inlé demande un peu de recul.

Aujourd’hui, nous avions prévu effectuer le tour du lac en bateau et nous rendre à l’un de marché flottant de la région (marché des 5 jours) mais, dès notre arrivée à l’embarcadère, notre guide nous a faussé compagnie en nous laissant avec le conducteur du bateau qui ne parlait pas le moindre mot d’anglais et n’était pas au courant de ce qui avait été convenu. Nous sommes donc partis vers 7h30 du matin sous un ciel gris anthracite vers une destination inconnue.

             

La seconde contrariété est venue lorsque nous avons croisé une groupe de pêcheurs.

 

Notre conducteur, plutôt que de ralentir et de rester à distance pour ne pas déranger leur travail, s’est précipité vers eux au point de les frôler et de ruiner, par le bruit et les remous, leur effort de pêche. C’est manifestement la pratique habituelle pour permettre aux touristes n’ayant pas de zoom de faire des gros plans de pêcheurs.
Après avoir tenté de lui expliquer de contourner les pêcheurs plutôt que de les frôler, il a commencé à en faire le tour. Seconde explication avec dessins à l’appuis: OK il semble avoir compris.

Après une demi-heure de navigation sans grand intérêt, nous nous sommes arrêtés au « marché ».

Et là, horreur. Une vingtaine de bateaux étaient déjà amarrés et avaient déchargés, pour une heure de shopping, une centaine de touristes en voyage organisé. Le « marché » consiste en une série d’échoppes de souvenir divers de qualité moyenne. Les vendeurs vous hèlent, tentent de vous accrocher, proposent des prix 6 fois supérieurs à ceux de Yangon, les enfants mendient, les gens ne sourient pas….
Et pourtant le business marche.

Après 10 minutes, nous sommes repartis … pour nous arrêter un peu plus loin dans un atelier (vente) de tissage de la soie (importée de Chine).

 

Après un petit tour fait « par politesse », je tente d’expliquer à notre conducteur notre manque d’intérêt pour le shopping (et surtout si ces choses ne sont pas originaires de l’endroit). A son évident grand désespoir, il abdique sans pour autant tenter de nous emmener voir un forgeron, un atelier d’ombrelles, un bijouterie d’argent, …. tous les grands classiques de l’artisanat asiatique.

Notre première impression est à la fois de la peine, de l’horreur et surtout de la honte face aux dégâts du tourisme de masse. Pourquoi les touristes doivent-ils acheter des choses en dehors de tout contexte?
Pourquoi n’achètent-ils pas des fruits ou des beignets de poissons à ces gens qui vivent sur et du lac?
Demain, plus personne ne pêchera ou cultivera car vendre une babiole à un touriste rapportera plus qu’un journée de travail sur le lac.
Et alors, … adieu le lac Inlé.

Mais une fois passée cette épreuve et un rayon de soleil aidant, le lac apparaît comme un endroit paisible où vivent et travaillent des gens souriants et aimables.

Si on sait se montrer discret, respectueux et souriant, ils vous refléteront votre image.

Au retour, nous traversons les villages de pêcheurs.

                           

Nous visitons pagodes et monastères.

                     
Phaung Daw U   Les Bouddhas du Phaung Daw U sont tellement recouvertes d’or que leur forme est méconnaissable   

Monastère des chats sauteurs:
Kyaung Nga Phe       
Vive le fluo!!                                                         et traversons les jardins flottants.          

Mercredi 13 novembre 2002

Après une grasse matinée, un petit déjeuner pris sur la terrasse et la préparation de nos sacs pour le départ du soir , nous avons fait une promenade en canoë sur les canaux environnants le lac.

Une fois écartés du canal principal, la nature et le calme reprennent leurs droits.

                           

Nous traversons des villages lacustres et assistons à quelques scènes de la vie quotidienne.

                                                 

Des bonjours et des sourires sont échangés.
Ces gens n’ont rien à vendre et, ça tombe bien, nous n’avons rien a acheter.

Cette ballade nous réconcilie définitivement avec le lac.

Vers 18 heures, Tchau Tchau passe nous prendre à l’hôtel et nous dépose à l’arrêt de bus de Shwenyaung.

Nous voilà reparti pour quelques heures de bus.

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