Randonnées au Tana Toraja, Sulawesi, Indonésie

Randonnées au Tana Toraja, Sulawesi, Indonésie

Jeudi 02 septembre.

En arrivant à RANTEPAO, je suis partis à la recherche du Tourist Office pour recueillir, sans grand espoir, quelques informations sur les cérémonies et fêtes en cours.

Les bureaux de l’office du tourisme étaient vides, à part un petit bonhomme rondouillard qui faisait le ménage et qui s’est tout de suite proposé de me servir de guide pour quelques jours. Addy me proposait 2 jours de treck dans la région et, surtout, m’invitait à la cérémonie funéraire d’un membre de sa famille. Ne voulant pas rater une telle opportunité, l’affaire fut rapidement conclue, à un prix dérisoire, par rapport à ce que proposent les hôtels de Rantepao.

Vendredi 03 septembre.

Addy m’avait donné rendez-vous à la station des bemos pour Sa’dan et Tikala où nous avons pris le premier transport partant vers l’ouest. Après une demi heure de route, nous sommes descendu en pleine forêt et avons emprunté un petit chemin pendant plus d’une heure pour arriver enfin dans le village où avait lieu la cérémonie de funérailles.

Samedi 04 septembre.

Nous sommes parti vers 8 heures du matin pour une journée de marche dans les montages du sud.
Nous avons pris un bus à destination de Makale et avons fait une halte à Lemo pour visiter des tombes Toraja.

Lemo est connu pour son site funéraire.
Des caveaux fermés de portes en bois ainsi que des balcons accueillants des Tau Tau (éfigies des défunts) sont creusés dans une falaise rocheuse à pic.

On trouve aussi quelques reconconstitutions de maison traditionnelles.
Les maisons Toraja sont construites sur pilotis. La partie basse sert d’étable.
En façade, en trouve presque toujours l’éfigie d’un coq et d’un buffle.


Grenier à riz

De Makale, nous avons repris un bus vers le sud pendant quelques kilomètres avec l’objectif de revenir à Makale en coupant par les montagnes.

La randonnée a commencé à un train d’enfer. Je pensais que Addy, malgré ses tongs usées aux pieds, faisait ça pour m’épater. Mais non, il a une condition physique incoyable et c’est moi qui ai déclaré forfait et ai demandé de ralentir le rythme.

Les paysages traversés étaient variés: forêts, rizières, plantations de caféiers, coulées de laves, … avec quelques rencontres inattendues comme ces écoliers venant de nulle part et allant … ?

Vers une midi, nous sommes arrivé dans une petite vallée où vivent, isolées de tout, deux familles: deux frères, leurs épouses et une ribambelle d’enfants.

La vallée est organisée comme un grand jardin. Les maisons, construites sur un des flancs, sont entourées de caféiers, cacaoyers et papayers. Le creux de la vallée est occupée par des rizières dans lesquelles pataugeaient des canards et le traditionnel buffle.

En produisant riz, légumes, canards, poulets, poissons (péchés dans la rizière), fruits, café et cacao, ces gens étaient autosuffisants. Le surplus était vendu au marché de Makale à trois heures de marche de leur vallée.


Caféier
Cacaoyer

Séchage du riz

La famille nous très bien accueilli et nous a offert un repas composé de riz et d’un curry de légumes.
Après avoir joué avec les enfants, visité la maison, discuté avec chacun et échangé quelques cadeaux (cahiers et bics pour les enfants), nous sommes repartis en direction de Makale.

Encore des rencontres inattendues: un enfants « pilote de rallye ».

Dimanche 05 septembre.

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